Après avoir créé Princes et Princesses et cartonné avec Kirikou, Michel Ocelot a remis ça avec une nouvelle superbe réalisation : Azur et Asmar.
Azur, ça signifie bleu. Comme les yeux du jeune européen. Et Asmar, ça signifie marron. Comme la couleur de la peau du jeune nord-africain. D’entrée, la fable se met en place : deux héros sont présentés qu’on pourrait qualifier de bien différents mais dont on sait aussi qu’ils sont identiques par l’amour qu’ils reçoivent de leur nourrice.
Azur et Asmar est un véritable conte, avec ses héros, sa quête, des personnages rencontrés qui seront des aides et d’autres qui leur mettront les bâtons dans les roues. Des animaux, aussi, s’inviteront dans l’histoire ; animaux fantastiques... C’est un conte aussi en cela que la symbolique des chiffres y est retrouvée : deux frères, trois clés, sept personnes devant la reine des djinns... L’humour est bien présent aussi, plus particulièrement personnifié par Crapoux dont les râles tournent à la blague.
Le graphisme de l’animation est magnifique. S’il n’est pas une nouveauté car on a déjà pu l’apprécier sur les autres réalisations de Michel Ocelot et de son équipe, il reste très lumineux, très géométrique quand il faut, très mystérieux, très joli, aussi, malgré une simplicité de premier abord.
Enfin, Azur et Asmar est une très belle histoire d’entraide et d’amour et une leçon de sagesse comme Kirikou avait su en dispenser également. Ce qui fait de ce film un bijou à mettre absolument dans les mains et dans les yeux de tous.
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